L’Aéroport du Golfe de Saint-Tropez, 50 ans au coeur de l’aviation d’affaires

Publié le 22/09/2014 à 14:00 • Mis à jour le 23/09/2014 à 17:21

50 Ans - Aéroport du Golfe de Saint-Tropez

En un demi-siècle, l’Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) a su s’imposer comme un acteur économique majeur de l’incontournable presqu’île éponyme, bien loin de l’image du petit aérodrome de campagne d’antan qu’il fut à sa création le 8 août 1964.

Outil de désenclavement essentiel du territoire, il présente un moyen d’accès unique dans sa rapidité et son confort, alternative stratégique aux routes saturées, pour la clientèle haut de gamme d’une des plus belles presqu’îles du monde et d’un lieu de villégiature couru du monde entier, fréquenté par plus d’un million de touristes chaque année.
Niché.

Aéroport de St-Tropez

Niché entre deux vallées, installé à 15 km de Saint-Tropez sur la commune rurale de la Mole, entre collines et forêts, l’Aéroport du Golfe de Saint-Tropez bénéficie d’une configuration bucolique au pied du massif des Maures. Avec sa piste unique de 1190 mètres, il est, de par sa taille, l’un des plus petits aéroports internationaux du monde. Mais son volume de trafic n’a rien à envier, proportionnellement, aux plateformes d’aviation mondiales !

Avec une moyenne de 8 000 mouvements avions et hélicoptères par an, l’Aéroport du Golfe de Saint-Tropez a su fidéliser ses visiteurs grâce à un accueil à la carte soigné dès l’atterrissage et un élargissement de ses prestations haut de gamme. L'été, l'aéroport assure 3 connexions commerciales régulières: Nice par hélicoptère, Genève et Sion en Suisse par avion. Disposant d’une capacité parking avions de 10 500 m2 bitumés plus 11 300 m2 en herbe pour les petits appareils et les hélicoptères, l’aéroport a majoritairement une clientèle de privés qui possèdent une propriété dans le Golfe, 70 % des vols à l’année étant privés pour 30% de vols commerciaux, incluant les vols d’hélicoptères. Il est à noter qu’en tant qu’aéroport international, il est placé sous haute surveillance et contrôles de la gendarmerie, des douanes et de l’aviation civile. A taille humaine, proche de 15 à 45 minutes de la plupart des grands centres d’affaires de la région, l’aéroport constitue un atout pour le territoire très apprécié de la clientèle d’affaires.

En juillet 2013, la société Aéroports de la Côte d’Azur (ACA) a accéléré sa politique de croissance externe en acquérant 99,9% des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez.

skyvalet

Depuis lors, l’AGST fait partie du Pôle d’Aviation d’Affaires d’Aéroports de la Côte d’Azur et arbore sa nouvelle marque d’assistant aéroportuaire :
Sky Valet .

Dominique Thillaud, Président du Directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur, précise « L’objectif commun au sein de l’aviation d’affaires d’Aéroports de la Côte d’azur : offrir à nos clients la totalité des prestations qu’ils attendent, grâce à du sur-mesure, en toute confiance autour d’une signature commune, reconnue. Un seul mot d’ordre : monter en gamme ! Sky Valet devient le gage d’une marque haut-de-gamme capable de fournir des services adaptés et faciliter le parcours bord-à-bord du passager affaires.
L’organisation est concentrée autour du client. ACA ne se contente pas d’être un gestionnaire d’infrastructures mais se comporte également en créateur de services pour une aviation vecteur de croissance et de rayonnement territorial ».

Sur l’AGST, le gestionnaire est, en effet comme à Cannes, également le FBO (Fixed Based Operator), fournisseur des services d’assistance (services aux pilotes, d’opérations aériennes comme de location de voitures) avec toute l’infrastructure d’accueil de l’aéroport (salons, centre d’affaires, salle de détente pour équipages, douches etc).

Skyvalet logo

Sky Valet possède son identité visible propre qui donne corps à l’activité de FBO avec un site internet dédié www.skyvalet.com regroupant l’ensemble des services des trois plateformes de Nice, Cannes et Saint-Tropez ainsi que les contacts favorisant un lien direct avec les clients.

Pour Michel Tohane, Directeur de la Business Unit Aviation Générale: « Cette opération s’inscrit dans la stratégie de développement du Groupe, qui est d’améliorer la capacité d’accueil disponible de l'aviation générale sur la Côte d’Azur et la Riviera italienne, tout en constituant une offre cohérente en termes géographiques. Saint-Tropez représente une nouvelle destination de prestige dans notre portefeuille, permettant d’offrir à nos clients des services et des standards de qualité sur l’ensemble de nos plateformes ».

Avec Nice Côte d’Azur et Cannes Mandelieu, l’Aéroport du Golfe de Saint-Tropez complète le tableau du «hub» d’aviation d’affaires d’Aéroports de la Côte d’Azur, constituant le second plus important pôle d’aviation d’affaires en Europe, après Paris-Le Bourget, et plus de 7,28 milliards d’euros injectés dans l‘économie du Sud-Est de la France, assurant 5300 emplois directs.

« Je suis de mon enfance comme d’un pays »

A sa position stratégique au coeur du territoire, vient s’ajouter une dimension historique et littéraire hors-norme, liant la plateforme à un destin héroïque.

Le 8 août 1964, le Comte François Gazeau inaugure, sur la bande de terre s’étirant entre la Nationale d’alors et la rivière, un terrain d’aviation à usage privé, installé au pied du château de la famille de Fonscolombe, propriétaire du château de la Mole. La situation du château en fait une vigie dominant le premier terrain d’aviation légère, dite de plaisance mais aussi d’affaires, une sorte de club privé rendant service à quelques passionnés d’aviation et réservé aux membres de la famille et aux amis…

Château de la Mole

C’est depuis ce château de la Mole que la pensée de Saint-Exupéry a fait le tour du monde. « Je suis de mon enfance comme d’un pays », la formule signée Saint-Exupéry inscrit le château de la Mole comme jalon essentiel de son oeuvre héroïque. C’est là qu’il a appris à connaître la nature, dans ce château propriété des parents de sa mère, Marie de Saint-Exupéry. Le domaine vit alors grâce aux vignes et à l’engraissage des moutons… La forteresse médiévale et austère de La Mole, dominée par un plateau où sommeille un vieux volcan, imprimera à jamais son imaginaire. Le jeune Antoine de Saint-Exupéry passera de nombreux séjours chez ses grands-parents maternels, dans ce château du XIe siècle dont on peut lire une description dans « Le Petit Prince ». Sa mère est d’ailleurs inhumée dans le caveau familial de la chapelle. La Mole, où il ne cessa de venir régulièrement, mais où Saint-Exupéry n’atterrit jamais, qu’il survolera lors de sa dernière mission aérienne comme pilote de guerre, un 31 juillet 1944, peu avant que son avion ne s’abîme au large de Marseille…

Historique et dates phares 

historiques

Le 8 août 1964 : le Comte François Gazeau inaugure, sur la bande de terre s’étirant entre la Nationale d’alors et la rivière, un terrain d’aviation à usage privé, installé au pied du château de la Mole. Le premier terrain d’aviation légère dite de plaisance mais aussi d’affaires à proximité de Saint-Tropez est né.

15 mars 1973 : Conversion de l’aérodrome d’usage privé en usage restreint c’est-à-dire ouvert à tout le monde sur demande de l’exploitant.

30 mai 1983 : Décret ministériel classant l’aérodrome en catégorie D, qui peut désormais accepter l’aviation de voyages, commerciale et d’affaires ainsi que le travail aérien.

Mars 1986 : Première convention avec l’Aviation Civile dans le cadre de la réglementation européenne imposant des contrôles réguliers de servitudes aéronautiques autorisant l’exploitation de l’aérodrome.

Début 1990, la S.A Aéroport du Golfe de Saint-Tropez modernise et développe l’infrastructure existante à La Mole afin de doter le pays du Golfe de Saint-Tropez et la Corniche des Maures d’un aéroport de proximité, complémentaire des grands aéroports de la région PACA : Nice Côte d’Azur, Toulon-Hyères et Marseille. L’ambition : doter le Golfe de Saint-Tropez d’un outil au service de son désenclavement. Le Var, second département touristique de France était le seul à ne pas posséder d’aéroport international.

30 juillet 1991 : Arrêté ministériel certifiant l’aérodrome aux normes aéronautiques internationales, le site est mis en conformité avec les servitudes aéronautiques. Convention passée avec l’Etat : la piste n’est pas privée, elle reste ouverte 365 jours par an, du lever au coucher du soleil, les vols de nuit étant interdits. Si les capitaux sont privés, les obligations sont publiques : celles du gestionnaire vis-à-vis de l’Etat sont bien réelles et contrôlées par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).

1993 : Réfection complète des 25 000 m2 de piste. Une nouvelle piste est mise en service, remodelée, re-surfacée et recouverte d’un revêtement antidérapant. Un cas unique en Europe, avec un coefficient d’adhérence parmi les meilleurs en service sur des aéroports !

1994 : Ouverture de la ligne régulière Genève-Saint-Tropez avec Crossair.

Janvier 1994 : Arrêté préfectoral réglementant la police générale de l’aérodrome selon les directives de la DGAC. La structure répond aux normes de sécurité internationales, étant en parfaite conformité avec la réglementation aéronautique. Pour répondre aux normes de sécurité OACI, les 31 hectares de l’emprise sont clôturés et un système de télésurveillance périmétrique rend désormais impossible toute intrusion sur la plateforme.

1995 : Nouvelle aérogare plus moderne capable d’accueillir entre 150 et 180 passagers pour accompagner le développement du trafic commercial comme privé, correspondant aux services quatre étoiles proposés (restauration à bord, locations de voitures, hôtels et taxis à la demande, gardiennage, transmissions, location de locaux, réservation de billets, etc).

ETE 1997 : Lufthansa rentre en piste en annonçant 3 vols réguliers en provenance et à destination de Munich

1998 : Rachat de la plateforme par le groupe industriel Michel Reybier (vins et hôtellerie de luxe).

1999 : Ouverture d’un service d’air taxi entre Nice et Saint-Tropez via la compagnie Air Saint-Tropez installée à demeure - 5 rotations quotidiennes par hélicoptère.

2000-2001 : Création d’une commission consultative de l’environnement. L’aérodrome cherche la concertation avec les riverains.
Les nouveaux espaces aménagés pour le traitement des passagers donnaient une véritable et nouvelle dimension à l’infrastructure, qui dans son tout petit format, correspondait parfaitement aux espaces réglementés du trafic commercial régulier national et international dans un contexte croissant des mesures de sûreté.

Priorité majeure du gestionnaire : développer le trafic commercial par le biais de vols directs ainsi que l’optimisation de la maîtrise des nuisances sonores.

2006 : La démarche de concertation avec les riverains, politiques et instances nationales et internationales se consolide avec la création d’un réseau de partenaires organisant des actions communes liées au développement économique de l’aéroport.

2007 : Construction d’un bar–restaurant avec terrasse et tour de contrôle en remplacement des installations existantes vétustes

2008 : Création d’hélisurfaces sur l’ensemble de la presqu’île.

2008-2013 : maintien de la ligne régulière Genève – Saint –Tropez

Juillet 2013 : Reprise à 99,9% de l’aéroport appartenant au Groupe Reybier, actionnaire majoritaire depuis une quinzaine d’années, par la SA Aéroports de la Côte d’Azur, seconde société aéroportuaire après Paris. Le but est de maintenir à « périmètre constant » l’activité de l’Aéroport de Saint-Tropez, en gardant cet outil aussi performant qu’il puisse l’être tout en lui apportant les améliorations nécessaires, de manière à ce qu’il complète le tableau du pôle d’aviation d’affaires d’ACA, gage de qualité de service. En parallèle, des groupes de travail sont créés, oeuvrant à la réduction des nuisances sonores. Pour les avions, une étude d’un nouveau circuit de piste est mise en place alors qu’au niveau des hélicoptères, l’étude des trajectoires est affinée.

Septembre 2013 : Ouverture d’une nouvelle ligne commerciale régulière Sion-La Mole permettant de relier la Suisse avec la compagnie Air-Glaciers.

22 novembre 2013 : Nouvel appel à la concertation. Le Président du Directoire d’ACA, le directeur de l’aéroport et le Président de l’UPV (Union Patronale du Var) convient les chefs d’entreprise de la région à la présentation des activités de l’aéroport et de son développement économique et structurant. Volonté de concertation de la part des gestionnaires.

Depuis août 2013 : La politique d’économie d’énergie d’ACA s’élargit également à la plateforme tropézienne. Installation de caméras infrarouges qui réduisent de 25% la consommation d’électricité sur tout le site et limitent les nuisances visuelles.
Maintien des lignes régulières, que ce soit la ligne historique sur Genève ou celle de Sion, exploitée pour la seconde année consécutive. Sur les mois de juillet et août, une seconde rotation d’hélicoptère est ajoutée en milieu de journée pour rejoindre Nice.